Tout simplement!
Rentrée au bercail, donc! et un peu changée...;-)
Depuis deux ou trois ans, voire plus, j'ai vraiment envie de changer pas mal de choses dans ma façon de vivre, de consommer, de gérer mon rapport au temps, aux énergies, à l'argent... J'y réfléchis régulièrement, et je sens que ça évolue doucement dans ma tête...
Et maintenant, je crois que le fruit est mûr, que j'ai envie de passer à la concrétisation. Ce n'est pas un hasard d'ailleurs si pour cet été, exceptionnellement, je n'ai rêvé d'aucun voyage, d'aucun départ, d'aucun ailleurs, mais bien au contraire j'ai souhaité m'ancrer chez moi, faire le point, remettre la maison sur ses pieds, repartir sur d'autres bases...
J'ai dû quand même partir quelque temps, pour tenir compagnie à mon père, mais ça s'est combiné finalement assez bien avec mon projet : retour aux sources familiales, repos forcé (au lieu des vacances frénétiques de découverte auxquelles je m'adonne habituellement), occasion de réfléchir, faire le point, planifier...
Avant de partir, j'avais exploré quelques blogs et sites fort intéressants pour mon projet, pris des notes... Et dans le jardin familial, j'ai poursuivi mes réflexions, mes annotations...
Et maintenant, je me sens prête pour une nouvelle étape de ma vie.
J'ai tout d'abord décidé de m'alléger!
dans tous les sens du terme...
En commençant par ma maison, car la maison est un étonnant clone de notre âme, et ce n'est pas un hasard si je suis une bordélique maniaque.
Le côté maniaque étant révélateur d'un perfectionnisme porteur du meilleur (fabuleux aiguillon) comme du pire (source tantôt d'épuisement, tantôt - et de plus en plus souvent - de démotivation).
Le côté bordélique témoignant en fait d'une multitude d'angoisses soigneusement enfouies :
- être bordélique, c'est par ex avoir la garantie de la diversion (au sens pascalien) permanente : au pire, si je n'ai pas de projet, il y a toujours tout ce bazar à ranger, donc jamais l'angoisse du vide, du silence (impossible, donc, que "le silence de ces espaces infinis m'effraie")!!!
- c'est aussi, en tout cas pour moi, m'approprier les angoisses des générations qui m'ont précédée : accumuler, tout garder (jusqu'à en étouffer), c'est en fait craindre le pire : "en cas de guerre", ceci, cela pourrait servir... Des décennies de tradition de pauvreté, de manque, d'indigence, m'ont rendue jusqu'à maintenant incapable de jeter, d'éliminer tout un tas de trucs "qui pourraient éventuellement servir", mais qui en fait me sont parfaitement inutiles et m'encombrent terriblement...
A ma grande surprise (ce qui est un peu stupide et arrogant,en fait), je suis loin d'être la seule à me sentir ainsi étouffée par toute cette accumulation, cet encombrement extérieur, et finalement intérieur...
J'ai découvert que la notion de "désencombrement" ("declutter" en anglais) 'est quelque chose d'assez développé, et même, si j'ose dire, de "théorisé".
( Il y a même des sites - comme celui de FlyLady - spécialisés sur le sujet)
Et, chose qui m'a particulièrement intéressée, la notion de désencombrement rejoint celle de simplicité volontaire, qui est une démarche plus globale anti consumériste, et qui correspond aussi à une aspiration confuse mais de plus en plus obsédante ces dernières années chez moi : consommer moins, autrement, avoir un comportement en accord avec mon souci intellectuel de ne pas gaspiller les ressources de la planète, appliquer dans ma vie quotidienne une hygiène de vie plus "morale" politiquement parlant, etc... Il y a des blogs, des sites, des forums sur le sujet... Bref, tout un univers à explorer, où je trouve plein d'idées à appliquer, de démarches qui me parlent, qui accompagnent ma démarche personnelle... Quelques liens que je trouve particulièrement intéressants : Cherryplum, Lovemum, eclectique, Ekopedia, Flylady...
Avant de partir en vacances, j'étais déjà dans un trip "ménage/rangement à fond", bricolage, grande toilette de la maison... La rencontre virtuelle avec ces différents sites m'a permis d'envisager de poursuivre cette démarche sur du long terme, voire même, je l'espère, de façon définitive.
En effet, ce n'est pas nouveau chez moi, ce genre de crise "rangement à fond"; le problème, c'est que c'est toujours occasionnel, provisoire, et même, à mesure que les années passent, je me fatigue de plus en plus vite...
J'ai appris grâce à Lovemum et Flylady que le secret, c'est justement d'éviter le burn out, l'épuisement qui décourage et fait immédiatement retomber le soufflé. Il faut lutter contre le perfectionnisme et l'urgence, et se baser sur des objectifs modestes, mais avec persévérance et régularité.
Pour simplifier, je pourrais dire que la règle essentielle du désencombrement, c'est celle des 15 minutes. Un bordel que l'on a mis des années à installer ne peut pas disparaitre en 3/4 jours. Il est beaucoup plus efficace d'y remédier 15 mn par 15 mn, mais tous les jours!
J'ai déjà commencé à expérimenter la méthode : il faut un minuteur, et au bout de 15 minutes, arrêter de ranger. C'est incroyable comme c'est motivant et tonifiant. (du coup, en général, je me remets un petit coup de 15mn en plus, avant un petit 15mn de surf sur l'ordi en récompense! ;->) Bon, alors, comme justement il ne faut pas abuser des bonnes choses... la suite au prochain épisode... ;-)